Isabelle Pilling
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Françoise Boyer
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Coup de cœur !
FNAC

Des années 50 à nos jours, trois femmes, quatre générations. Des scènes de la vie quotidienne en chansons décalées, Et pendant ce temps Simone veille ! retrace avec humour la (lente) évolution de la condition féminine. Avec ses acquis obtenus, parfois, de haute lutte : droit de vote, légalisation de la pilule contraceptive et dépénalisation de l’avortement, entre autres. Sans jamais se prendre au sérieux (nulle trace de militantisme agressif), les auteures ont préféré le rire pour rappeler quelques vérités et inciter à la vigilance.
A travers ce spectacle à la fois divertissant et intelligent, la piquante Dominique Mérot et ses partenaires –toutes parfaites – rendent aussi un bel hommage à Simone Veil « qui a fait de la femme une personne ».
TELERAMA

« Et pendant ce temps Simone veille ! » retrace l’évolution de la femme, mais aussi de notre société, de la Seconde Guerre mondiale à nos jours, du droit de vote à la loi Veil sur l’avortement. Cela n’est pas triste, car les auteures de cette pièce, Corinne Berron, Hélène Serres, Vanina Sicurani, Bonbon et Trinidad, ne manquent pas d’humour et manient autant l’autodérision que le poil à gratter. Nous allons suivre l’histoire de trois femmes : Jeanne (Hélène Serres), la femme au foyer, France (Vanina Sicurani), la femme active, et Marcelle (Karina Marimon), l’ouvrière, et de leur descendance sur quatre générations. Chaque décennie apportant des avancées comme des reculades dans l’émancipation de la femme, nos héroïnes ont bien des choses à raconter. Et pendant ce temps-là, entre anecdote et chanson, dans un coin de la scène Simone Veil fait ses commentaires et remet dans le contexte historique les dires des trois femmes. Bonbon, personnage naturellement haut en couleur, tient ce rôle avec maestria. Ce spectacle intelligent est à partager avec sa mère, ses filles, ses petites-filles, ses copines. Comme le féminisme est aussi une affaire d’hommes, ces derniers y trouveront aussi bien du plaisir.
PARISCOPE

Elles se sont mises à cinq pour écrire cette sympathique pochade qui nous promène, à travers l’histoire de trois familles, dans les affres de la condition féminine. Que d’évolutions, en effet, depuis 1950 ! Et que de désillusions, diraient certaines. Mi revue, mi comédie, le spectacle est amusant, son grand mérite étant de ne se prendre jamais au sérieux. Les comédiennes dansent, chantent et s’envoient leurs répliques avec brio tout en prenant soin de rester complices avec le public. Elles ont ce qu’il faut de charme et d’énergie pour nous rendre heureux. Hélène Serres, particulièrement, qui a beaucoup de fantaisie, de malice et de distance. On est conquis. Les féministes pures et dures resteront très certainement sur leur faim, mais les autres passeront un moment agréable en n’ayant jamais le sentiment désagréable de recevoir une leçon.
PARISCOPE

« Merci Simone ». C’est le cri d’amour à l’ancienne ministre de la Santé qui légalisa l’avortement lancé dans la pièce Et pendant ce temps Simone veille ! Et vous savez quoi ? Ça fait du bien.
« Les commandos antiavortement, ça ne vous défrise pas les bigoudis ? Une femme violée toutes les sept minutes, et c’est pas la même, ça ne vous retourne pas la frange ? […] Je ne dirais qu’une chose : Indignez-vous ! » gronde Simone dans Et pendant ce temps Simone veille ! Cette pièce de théâtre, créée en 2012 et donnée jusqu’à janvier à la Comédie Bastille, à Paris, retrace, en chansons et en rires, l’histoire de la lutte pour les droits des femmes depuis l’après-guerre. 1950, 1974, 1989 et 2014, quatre époques et le même banc d’un jardin public, quelque part en France, sur lequel vont se succéder quatre générations de femmes.
Ce sont trois copines. Les premières, les arrières grands-mères, travaillent durant la guerre et sont renvoyées à leur condition de femmes une fois les hommes rentrés du front. Les grands-mères, en plein trip new age, fument des pétards en applaudissant le remboursement, par la Sécurité sociale, de la pilule, en 1974. Les filles se remettent des excès de leur soirée Chippendales en s’étirant sur le banc après le footing réparateur. On est en 1989, les mannequins dénudés ont envahi le papier glacé et la société ne semble laisser le choix qu’entre la tyrannie du corps parfait et celle du voile.
2014, les petites-filles ne décrochent pas de leur portable et déplorent les inégalités salariales, – 25 % tout de même, dont elles sont encore victimes. Au-dessus de ces quatre groupes plane la figure tutélaire et adulée de Simone Veil, matrone en tailleur jaune pétard et perruque en serpillère, un look d’enfer. Jouée par l’actrice Bonbon, Simone intervient à coups de Klaxon ou de crécelle dans les conversations pour marteler les dates clefs des droits des femmes après 1945. Et l’on entend dans le public de grands « oh ! » d’étonnement quand Simone rappelle que l’abolition de l’interdiction pour les femmes de porter le pantalon à moins d’une autorisation individuelle de la préfecture date de 2013 ! Oui, 2013.
La mise en scène ingénieuse, avec les changements de costumes pour marquer les époques, est enrichie de chansons qui font un interlude entre les tableaux. On soulignera l’espièglerie de l’écriture avec, par exemple, la chanson « Tchador », où les actrices détournent Oui j’l’adore avec ces paroles : « Oui tchador, on ne voit pas quand on sort / oui tchador ça fait robe et ça fait store. »
Le tour de force de ce spectacle est de faire à la fois rire et réfléchir sur un sujet – le féminisme, hou ! le vilain mot ! – que d’aucuns aiment à déconsidérer et moquer. « Je vous signale qu’il y a des filles qui luttent au quotidien, chez nous en France, dans un pays laïc, pour continuer à porter une jupe sans se faire traiter de pute ! » leur rétorque la Simone de la pièce. Et la vraie, la grande Madame Veil, qu’en pense-t-elle ? « Elle a été très touchée par le spectacle et par l’hommage qu’on lui rend. Mais c’est une femme discrète, raconte la comédienne Hélène Serres, qui joue Jeanne et ses descendantes dans la pièce. Ses fils, qui étaient avec elle, étaient enthousiastes. Certaines personnes de sa famille sont revenues au spectacle plusieurs fois. C’est un mélange de rire et d’émotion, avec la chanson finale [qui lui est dédiée, NDLR]. »
À 87 ans, Simone Veil est une icône, une des personnalités préférées des Français, à qui l’on doit le droit aux femmes de disposer d’elles-mêmes. Une mère courage de la Nation, qui avait dû, en 1974, lors des violents débats sur l’IVG, essuyer les insultes les plus ignobles d’une partie de l’Assemblée, la rappelant à sa condition de rescapée des camps de concentration, à coups de parallèles indignes.
En janvier prochain, on fêtera les 40 ans de la loi qui porte son nom. Parmi les hommages qui ne manqueront pas de lui être rendus, celui de Et pendant ce temps Simone veille ! est une réussite. À Paris, jusqu’à la fin décembre, et dans toute la France, de janvier à mai, on ne peut que vous conseiller de vous y rendre avec des personnes qui s’estiment peu concernées par les droits des femmes. « En fait, c’était vraiment pas mal », nous a dit à la sortie l’un d’eux, qu’on avait lâchement traîné au spectacle.
CAUSETTE

Aussi hilarant que touchant, ce spectacle raconte l’évolution de la condition féminine en France, des années 50 à aujourd’hui. Une pièce engagée (tout le monde en prend pour son grade), qui rappelle que l’émancipation a été un combat. A voir avec sa sœur, sa mère… et son mec.
COSMOPOLITAN

En voiture !
Dans les années 50, trois femmes papotent sur un banc : toutes se sont assises sur les rêves de leurs 20 ans : Jeanne, la mère au foyer, France, la femme active et Marcelle, l’ouvrière. Elles sont les premières de trois lignées féminines qu’elles incarnent tour à tour dans une rétrospective qui revisite à toute allure l’histoire des femmes du XXè au XXIè siècle. Une histoire pleine du bruit des appareils électroménagers supposés « libérer la femme », de la fureur des polémiques sur le droit de vote, la pilule, l’égalité des salaires, les aberrations patriarcales, la parité, le port du voile et… les soldes.
Mais rien d’austère là-dedans. Et les parodies de chansons (dont « Ma petite libido », détournement de « Bambino ») sont réussies. Un peu à l’écart, Simone veille.
Mémoire des luttes féministes, très marrant coryphée de ce show, elle fait le preuve, avec ses copines, qu’un spectacle engagé peut être engageant.
LE CANARD ENCHAINE

Nous sommes en 1950, sur un banc public. Trois femmes de 20 ans, Marcelle, Jeanne et France constatent avec nostalgie qu’elles ont, paradoxalement, goûté au vent de liberté et d’indépendance pendant la guerre en endossant des responsabilités dans les postes laissés libres par les hommes. Elles sont désormais mariées et au foyer et leur discussion révèle d’emblée une régression de leur condition. On va ainsi suivre trois générations de femmes, filles et petites filles à travers des scènes de la vie quotidienne.
L’écriture est vive, les dialogues justes et le jeu de ces quatre actrices qui ont conçu cette création collective nous entraîne avec humour dans l’exploration de ce continent noir. Bonbon, dans le rôle de Simone veille et nous rappelle les dates, textes à l’appui, qui ont amélioré la condition féminine : droit de vote, port du pantalon, avortement, contraception, droit d’exercer un métier sans l’autorisation du mari, etc. Elle est très drôle dans son rôle de gardienne de la mémoire des femmes. Et la veille est nécessaire, toutes ces avancées sont finalement assez récentes et les libertés acquises fragiles.
Ce spectacle se veut plus pédagogique qu’engagé mais il fait mouche car la note d’intention de ces comédiennes est bien de s’étonner de la lenteur de ces victoires avec talent et bonne humeur et de rendre hommage à leur manière à nos deux Simone (Veil et de Beauvoir). Il s’impose alors comme une nécessité quand on entend à la sortie, les propos de jeunes spectatrices admiratives de la longue marche émancipatrice de leur mère et grand-mère.
Merci Simone(s) !
LA MARSEILLAISE

C’est un phénomène farfelu et burlesque qui a déferlé sur l’hôtel de ville de Lons, jeudi soir, dans le cadre de la saison culturelle. Moment rare d’humour pendant plus d’une heure et demie de spectacle, devant une salle qui affichait complet.
La vie des femmes, l’émancipation et les fantasmes s’égrènent à travers des chansons désopilantes et des commentaires libres et moqueurs de Simone. Une récréation énergétique et dynamique dans des dizaines de situations pittoresques jouées au naturel
SUD OUEST

Depuis l’après-guerre, qui vit les femmes de France acquérir le droit de vote, jusqu’à nos jours, où le féminisme se divise en courants, sous-courants, la condition féminine et son expression médiatique ont bien évolué. Corinne Berron, Bonbon, Trinidad, Hélène Serres et Vanina Sicurani se sont attelées à le montrer dans une comédie. Un spectacle de dames, donc, qui évite avec talent de se prendre au sérieux grâce à des filles riant volontiers d’elles-mêmes. Hélène Serres y est particulièrement drôle.
LE FIGARO MAGAZINE

Quand 4 femmes décident de raconter l'évolution de la condition féminine en France cela donne un vrai moment d'humour. Elles arrivent à nous faire rire de bon cœur sur un sujet tellement sérieux.
En quatre scènes, quatre générations racontent leur quotidien des années 40 à aujourd’hui : de la gestion de l'argent jusqu'à l'IVG en passant par le port du pantalon. Sur le côté Simone les regarde et commente tous leurs faits et gestes. Chaque fin de scène est conclue par une petite parodie de chanson connue, toujours avec des paroles en rapport à ce qui vient de se dire.
Tout est source d'éclat de rire sans jamais être vulgaire et pourtant les sujets sont tous essentiels. Ce texte est très pédagogique, il allie histoire et humour. On sort de ce spectacle gonflé d'énergie et de bonne humeur, avec l'envie de combattre toute les inégalités homme-femme restantes.
LA PROVENCE

Un quintette féminin composé de copines comédiennes, chanteuses et humoristes qui n’ont pas leur langue dans la poche signe une épatante anthologie de la condition féminine et du féminisme au 20ème illustrée par trois lignées de femmes.
Intitulé « Et pendant ce temps Simone veille ! », l’opus est naturellement placé sous l’égide de Simone Veil dont le nom est inscrit au Panthéon du féminisme en France pour avoir réussi à faire adopter en 1975 la loi dépénalisant l’IVG.
Résolument comique, il mêle habilement, à travers de savoureux et percutants dialogues incluant des répliques iconoclastes, elles aussi d’anthologie, le didactisme –il n’est jamais superflu de rafraîchir les mémoires surtout pour la jeune génération pour qui les années 1970 appartiennent quasiment à la préhistoire – et l’humour décapant qui ne se prive pas d’incursions dans la caricature comme dans l’humour noir et l’émotion.
Alors, en voiture Simone, je conduis tu klaxonnes. Pour Simone c’est la pétulante Bonbon, vêtue en jaune canari et coiffée d’une gracieuse serpillière à franges, qui s’y colle, officiant comme maîtresse de cérémonie, conférencière et éditorialiste à la dent dure.
Force est de constater également qu’elle manie comme personne le klaxon, la crécelle ou l’ocarina, en forme de cochon rose, pour scander les grandes périodes historiques comme pour manifester son mauvais esprit ou son don du persiflage.
Quatre générations donc quatre époques traitées sous formes de tableaux avec des intermèdes désopilants constitués par d’hilarantes parodies de chansons-tubes – telles les galères de l’IVG sur l’air des « Rois mages » de Sheila ou la petite libido sur l’air du « Bambino » immortalisé par Dalida.
Ces femmes, des mères au foyer avec moutards à la chaîne et mari-télé des années 1950, dont certaines ont pour credo « mon mari, mes enfants, ma maison », victimes de discriminations sexistes légales aux femmes « libérées » du deuxième millénaire devenues esclaves des diktats de l’idéal féminin, sont saisies dans des scènes emblématiques de la vie quotidienne et mises en scène de manière aussi roborative qu’une barre vitaminée.
Et avec pour interprètes Karina Marimon, la brune, Hélène Serres, la grande blondes et Vanina Sicurani, la petite blonde, ça dépote. Et ça a intérêt : car leur Simone veille au grain.
FRROGGY'S DELIGHT

Les droits des femmes valent bien un spectacle.
C’est une pièce à la fois instructive et désopilante, tout en complicités avec le public grâce à des interprètes étroitement impliquées dans son écriture : « Et pendant ce temps Simone veille ! » se joue encore jusqu’en janvier à la Comédie Bastille, à Paris. Une excellente révision générale des droits des femmes, portée par une belle énergie et un humour ravageur.
L’œuvre est collective, comme le fut et l’est encore le combat des femmes dans la société : Corinne Berron, Trinidad, Bonbon, Hélène Serres et Vanina Sicurani ont mêlé leur plume et leurs souvenirs pour écrire cette pièce, jouée par ces trois dernières et Karina Marimon. Quatre sur scène – dont une Simone, formidable Bonbon, qui veille sur trois lignées de femmes – pour incarner quatre générations (1950, 1970, 1990, 2010) de la servitude, volontaire ou pas, jusqu’à l’émancipation, à défaut de liberté. Plutôt qu’un musée dédié à l’évolution féminine des XXe et XXIe siècles, ces femmes engagées ont écrit un spectacle qui, sous couvert d’humour, souligne bien le chemin parcouru et permet de rappeler aux jeunes générations – très présentes dans la salle – d’où elles viennent. 1950 : « le robot Moulinex libère la femme ». Ce n’est qu’un début, certes, mais d’autres avancées matérielles viendront au secours des ménagères, notamment la télé : « Les soirées foot à la télé soulagent l’utérus ! »
Les grands rendez-vous de la femme à la conquête de son autonomie s’égrènent, depuis le droit de vote accordé à la fin de la Seconde Guerre mondiale, pour bons et loyaux services rendus à la nation : 1965, exercice d’une profession et ouverture d’un compte en banque sans autorisation du mari ; le divorce, la contraception ; le procès de Bobigny en 1972, prélude à la dépénalisation de l’avortement (Simone Veil, 1975). Aujourd’hui, l’inégalité de salaires demeure, la remise en question d’acquis se profile. Objectif de la pièce : éviter que les femmes d’aujourd’hui et celles de demain perdent la mémoire, ceci en gardant le sourire. Les auteurs dressent le constat, 40 ans après la loi Veil, de relations homme-femme souvent déboussolées, avec le détournement de la chanson de Patrick Juvet, « Où sont les hommes ? » Le final, sur l’air de « Belle », est un hommage à (Simone) Veil : « Et celle que je suis te salue, merci Simone ! » Les séquences chantées, façon cabaret, sont particulièrement drôles : « Libido » sur l’air de « Bambino », « Comme c’est dommage » sur « Les Rois mages » et, surtout « Oui tchador » (ça fait robe et ça fait store) sur l’air de « Oui, j’l’adore », à propos de l’affaire dite du voile, en 1989. A travers la destinée des femmes, c’est toute la société que l’on sent bouger en toile de fond de ce spectacle, lignes de force et petits signes des temps (salle de gym, soldes, cougar, lifting).
Cette galerie de portraits montre aussi les décalages de classes, les droits acquis n’atteignant pas toutes les femmes à l’identique, et la relation aux hommes (hommes très présents pour applaudir la pièce) qui finit par faire défaut aux plus indépendantes : l’horloge biologique tournant, elles font alors un bébé toute seule.
FAMOSA

« Et pendant ce temps Simone veille ! » est un spectacle qui restera comme l’un des tout meilleurs de la saison, voire davantage. Il est vrai que son texte remarquablement bien écrit et plein de finesse ainsi que son rythme et son originalité ont littéralement emballé le très nombreux public cambrésien. Un véritable feu d’artifice du rire !
Quatre comédiennes épatantes.
Karina Marimon, Hélène Serres et Vanina Sicurani ont chacune merveilleusement brossé quatre portraits de femmes, aussi à l’aise dans leur rôle des années cinquante que dans celui d’aujourd’hui. Avec une verve sans pareille, elles ont permis de mesurer le long chemin accompli, tout en rappelant qu’il en reste encore pas mal à faire pour parvenir à une réelle égalité des sexes. A leur côté, la comédienne Bonbon s’est posée en garant moral et légal des différents faits et dates évoqués. Avec son look de canari, une serpillière sur la tête et son phrasé à la Muriel Robin, elle s’est montrée elle aussi extraordinairement drôle.
Rappels fondamentaux.
Avortement, pilule, divorce… L’émancipation de la femme n’a pas été une mince affaire. Mais qui se souvenait que le compte en banque avait été créé en 1865 et qu’il fallut attendre un siècle pour qu’enfin la femme accède à l’autonomie bancaire… Ou encore que le port du pantalon fut longtemps un délit… Et que la loi de 1945 donnant accès au travail pour les femmes stipule qu’à travail égal, le salaire doit l’être aussi !
Autodérision.
Avec une bonne dose d’ironie, de second degré et un humour souvent corrosif, les comédiennes ont ri de tout et surtout de son objet principal : la femme. Jusqu’à se demander notamment si elle n’est pas sa première ennemie et s’il était vraiment souhaitable que, « comme toutes les maladies incurables », elle ait enfin sa journée dans le calendrier… Et de camper, au final, des femmes libérées qui semblent désormais aliénées par la société de consommation…
Féminisme enchanteur.
En détournant des airs archi-connus, les comédiennes ont chanté et dansé l’IVG, la libido ou encore le voile, de quoi faire de ce spectacle, à la fois pédagogique et hilarant, un spectacle complet. Ce qui est sûr, c’est que le féminisme n’est pas un combat de femmes contre les hommes, mais une lutte pour l’égalité hommes-femmes. Et il reste du chemin à faire….
LA VOIX DU NORD

Trois femmes sur un banc dans un parc. Trois mères issues de milieux différents qui sont avant tout Femme. Nous sommes dans les années 50, l’électroménager vient de faire son apparition. L’une est ravie, enfin une avancée pour les femmes. La deuxième en rêve mais son mari ne lui paiera jamais. Quant à la troisième, c’est le cadet de ses soucis. Elle veut juste être libre et faire ce qui lui plait.
A travers ces trois femmes et leurs descendances nous allons suivre les avancées de la condition féminine des années 50 à nos jours. Sous l’œil de Simone qui fait des rappels historiques. Qu’elles soient bourgeoises, femmes au foyer ou militantes elles ont des choses à dire, même si elles n’ont pas la même vision ces femmes rencontrent les mêmes problèmes.
Cette pièce traite de sujets graves avec humour, légèreté et autodérision. On rit beaucoup mais on apprend aussi. Et dans le cas où l’on ne sait pas Simone coiffée de sa serpillère est là pour nous rappeler les faits. Le droit de vote, le droit de divorce, le droit d’avorter, le droit de porter un pantalon. Certains combats sont gagnés mais pour d’autres ils restent encore du chemin à parcourir. Ces femmes nous rappellent aussi que la liberté n’est jamais acquise il faut rester vigilent sur la société qui nous entoure pour ne pas régresser.
La mise en scène est énergique. Il n’y a pas de temps morts. Les dialogues sont parfois incisifs mais les mots sont amenés avec finesse. Ces comédiennes ont du peps. Elles jouent chacune différentes femmes sur plusieurs générations avec justesse. Elles s’amusent sur scène, ça se ressent et l’énergie passe entre elles et le public. Hélène Serres, Vanina Sicurani, Karina Marimon et Bonbon nous entrainent dans un voyage au pays de la femme, entre le quotidien et les faits historiques.
A travers les femmes c’est un voyage au cœur de la société des années 50 à maintenant avec ses combats, ses défaites et ses victoires.
Un joli hommage est rendu à toutes les femmes qui ont lutté, à celles qui ont permis d’avancer. Un spectacle bien ciselé à voir pour son humour, son intelligence, et l’interprétation sans faille de quatre comédiennes.
PARIS TRIBU

Sur scène, quatre actrices retracent l’histoire des droits des femmes des années 1950 à nos jours. Un sujet sérieux mais qui, avec elles, est prétexte au rire ! Elles se mettent tour à tour dans la peau de leur fille, leur petite-fille, leur arrière-petite-fille… afin de prendre du recul sur ce par quoi il a fallu passer pour en arriver là.
Militante, mère au foyer, femme d’ouvrier, bourgeoise, tous les corps de la société sont représentés, et on est parfois étonné des manières de raisonner des unes ou des autres, qui peuvent nous sembler obsolètes ou avant-gardistes.
Pendant ce temps, la figure de Simone observe tout du coin de l’œil et n’hésite pas à nous remettre en tête quelques points historiques que nous n’avons plus le droit d’ignorer. Au second degré, évidemment !
AUFEMININ.COM

L’association Fonds de terroirs a accueilli un spectacle de théâtre intitulé « Et pendant ce temps Simone veille ! ». Le public, nombreux, avait très tôt rallié la salle Jean Moulin car la soirée se déroulait à guichets fermés. La pièce, une parodie racontant l’évolution de la condition féminine française des années cinquante à nos jours, a été merveilleusement interprétée par quatre comédiennes de talent. Jouant tout à tour les rôles de trois générations successives, en commençant par le rôle et les conditions de la femme dans les années après-guerre pour arriver à la génération actuelle, équipée du matériel technologique dernier cri. Trois générations de femmes de milieux différents confrontés à l’évolution des lois et des mentalités de leurs hommes, au travers d’une vision décalée et humoristique sous le regard moqueur de Simone.
Une Simone qui, régulièrement rappelle, avec jeux de mots et contrepèteries, les grandes étapes de l’évolution féminine telles que l’accès au droit de vote, l’IVG, l’instauration de l’égalité des salaires hommes-femmes pour ne citer que quelques-unes. Des étapes entrecoupées de chansons dont les textes revisités ont ravi le public. Celui-ci d’ailleurs a beaucoup apprécié au vu des rires qui ont fusé tout au long de la soirée. Une soirée qui s’est terminée par une ovation du public aux comédiennes.
MIDI LIBRE

« Et pendant ce temps Simone veille ! » est une pièce comique sur l’histoire des droits des femmes que nous vous conseillons d’aller voir au plus vite ! On y retrouve quatre comédiennes formidables, Bonbon, Karina Marimon, Hélène Serres et Vanina Sicurani.
Trois femmes papotent sur un banc : elles incarnent tout d’abord des femmes des années 50, puis leurs filles des années 70, puis leurs petites-filles des années 90, pour enfin arriver à la génération de 2014. Trois femmes, trois évolutions, trois héritages et trois perceptions, constamment réévaluées, des droits de la femme.
A côté d’elles, un bien étrange personnage coiffé d’une serpillère : c’est la voix off du destin des femmes, qui leur rappelle, mi sérieuse mi blagueuse, les aberrations de l’histoire des droits des femmes. On rit, on se rappelle, on s’offusque. Joué par la très amusante Bonbon, ce personnage incarne les luttes féministes tout en faisant contrepèteries et calembours : on rit beaucoup quand elle sort sa petite trompette, pour sonner l’éternel rappel à l’ordre de la raison face au machisme bête et méchant.
C’est l’exploit de la pièce : parler de sujets graves avec beaucoup de légèreté et d’amusement. Pour mieux montrer l’évidence des droits égalitaires, le droit de la femme de femme ce qu’elle veut de son corps, de ses envies…
Les trois femmes nous ressemblent, ont ressemblé à nos mères et nos grands-mères : trois caractères différents qui révèlent la constance de l’oppression masculine sur le féminin, pour montrer que les diktats se transforment mais ne disparaissent pas forcément
On ressort de la pièce extrêmement ému et alerte, en ayant passé un bon moment de rigolade, tout en ayant cogité sur certains sujets délicats : immense coup de cœur pour ce spectacle, courrez-y !
SORTIR A PARIS

Avortement, pilule, différence de salaires hommes/femmes, port du pantalon, divorce… l’émancipation de la femme n’a pas été une mince affaire. Il a fallu se battre pour se faire entendre et fort heureusement certains combats se sont avérés payants. « Et pendant ce temps Simone veille ! » raconte l’histoire de ces femmes de caractère qui ont lutté pour leurs droits et qui comptent sur les générations à venir pour reprendre le flambeau.
Quatre portraits de femmes issues de générations différentes suffiront-ils à nous faire prendre conscience du monde cruel dans lequel évolue la femme ? Apparemment oui. Créée en 2012 dans le cadre de la Journée des Droits de la Femme, « Et pendant ce temps Simone veille ! » est une pièce féministe qui fait passer grâce à un humour permanent et une créativité sans frontières des idées pleinement assumées. Attention tout le monde va en prendre pour son grade ! Même vous mesdames !
Dans un décor composé d’un banc public et d’une table de jardin, une narratrice –véritable dictionnaire vivant – ornée d’une serpillère et portant des vêtements très colorés sert de de transition entre les différentes générations de femmes présentées. Son phrasé savoureusement accentué ferait passer Arletty, célèbre pour son « Atmosphère, atmosphère », pour une grande dame de la haute bourgeoisie. Il n’en faut pas plus pour nous tordre de rire à chacune de ses prises de parole. A ses côtés, Karina Marimon, Hélène Serres et Vanina Sicurani incarnent avec élégance ces femmes du 20ème et 21ème siècles, témoins du changement d’attitude vis-à-vis du sort de la Femme. Notre génération est-elle devenue plus passive malgré une montée du féminisme qui ne connaît pas de repos ? Réponse en fin de représentation.
Dialogues brillamment écrits, chants et danses osés et hilarants, actrices formidables, « Et pendant ce temps Simone veille !’ est une pièce engagée, parfois piquante, pleine d’humour et de ferveur à découvrir à la Comédie Bastille. On n’hésite pas une seule seconde et on fonce voir la pièce. Parole de macho.
LA CRITIQUERIE

Chaque épisode se termine par une chanson emblématique de l’année choisie, avec bien sûr, des paroles adaptées au sujet.
C’est brillamment écrit, excellemment joué, chanté et dansé, beaucoup se retrouveront ou retrouveront leurs mères et grand-mères dans ces portraits soigneusement dressés.
Si on rit beaucoup, on a une pensée émue pour les deux Simone, de Beauvoir et Veil et pour les luttes qu’elles ont menées et recevons 5/5 le message sous-jacent : Ne nous endormons pas et ne laissons pas mourir ce qu’elles ont conquis pour nous.
REG'ARTS

Il se trouve encore, paraît-il, certaines personnes pour estimer que le féminisme est désormais un combat d’arrière-garde. L’équilibre entre les hommes et les femmes serait-il parvenu à un degré de perfection tel qu’il n’y aurait plus de raisons de se battre ? Ou de se défendre ? La femme est-elle réellement devenue l’égale de l’homme conformément à ce que prévoyait déjà la Déclaration des droits de la femme en 1791 ? Non, bien sûr : on ne tire pas si simplement un trait sur 2000 ans de patriarcat.
Pour que les choses changent, il en aura fallu des combats : petits et grands, certains symboliques et spectaculaires, la plupart quotidiens et modestes. C’est leur histoire que relate « Et pendant ce temps Simone veille ! » avec un humour réjouissant. Quatre générations de femmes se succèdent, évoquant leur situation. Entre la première, née en 1920, dont le destin était d’être femme au foyer, et la génération actuelle à qui tout semble acquis, il y a parfois un fossé : la vie des femmes d’aujourd’hui n’a, bien souvent, plus rien à voir avec celle de leurs grands-mères. Mais tout n’est pas parfait, loin de là et rien n’est jamais définitif. Alors, c’est avec l’arme de l’humour que les quatre compères présentes sur la scène de la Comédie Bastille, contribuent au débat : avec la conviction que le rire est encore la façon la plus efficace et chaleureuse de faire changer les mentalités.
RAPPELS

Les « Simone » font le plein à la Terrasse des Arts
Pour rendre hommage aux 40 ans de la loi Veil, la ville de Châteauneuf a proposé samedi dernier un hommage aux « Simone » au travers d’une pièce de théâtre humoristique, intitulée « Et pendant ce temps Simone veille ! »
C’est devant un public conquis et une salle comble, que quatre comédiennes ont accepté de venir, le temps d’une soirée, pour remémorer l’évolution de la condition féminine en France des années 50 à nos jours.
L’histoire de cette pièce hilarante relatant une lignée de trois femmes : Marcelle, France et Jeanne qui avaient 20 ans en 1940 et que l’on retrouve, quinze ans plus tard, maries, mères au foyer ayant dû renoncer à leurs rêves, à leurs ambitions personnelles pour rentrer dans le droit chemin décidé par la société.
Sous un ton burlesque et satirique, leurs filles, petites-filles et arrière-petites-filles vont évoluer, au gré d’un voyage intergénérationnel, autour d’évènements marquants de l’histoire de la femme, parmi lesquels : l’école avec l’apprentissage par la méthode globale, la loi sur l’avortement, le droit de vote ou encore la « femme objet » dans l’univers de la publicité.
Une pièce pleine d’humour où les dialogues percutants nous ont fait réfléchir sur des sujets de notre société actuelle !
C’est avec une vive émotion que l’équipe culturelle de Châteauneuf a été remerciée par un public enchanté, avec cette phrase souvent répétée : « Merci pour cette programmation et surtout merci Simone ! »
NICE MATIN

Un regard décalé sur les luttes des femmes. « Et pendant ce temps Simone veille ! » ou comment évoquer l’évolution de la condition féminine avec humour.
L’évolution de la condition de la femme en France des années 50 à nos jours. Voici le contenu de cette pièce écrite de manière collégiale par Corinne Berron, Bonbon, Hélène Serres, Vanina Sicurani et Trinidad. Prix spécial du Festival d’humour de Vienne en 2013, ce spectacle a été créé dans le cadre de la journée internationale des droits de la femme, en 2012. Il tourne avec succès depuis trois ans dans toute la France et sera repris à Paris, informe Françoise Boyer coproductrice de la Cie Alegria.
Le sujet est original, une telle rétrospective, au travers de scènes de la vie quotidienne, ne manque pas de piquant. Quatre générations de femmes sur scène, ça ne se fait pas tous les jours. Certes, le sujet est sérieux mais il est source d’humour : la lutte des droits des femmes, avoir un emploi, posséder un carnet de chèque, le droit de vote, la pilule contraceptive, le port du pantalon et bien sûr l’IVG ! Tout cela revisité de manière facétieuse, décapante sans jugement, mêlant la parodie et la chanson…
Et pendant ce temps, au-dessus de ces quatre groupes, plane la figure emblématique de Simone, qui « veille », ponctue, rappelle à l’ordre en s’immisçant dans les conversations. Car cela fait tout de même quarante ans que la loi Veil a été promulguée.
Sur la scène : 1950, Marcelle, France et Jeanne devisent sur un banc et se remémorent avec nostalgie ces instants de libertés qu’elles ont connus en travaillant pendant la guerre.Elles sont désormais mariées et au foyer et leur discussion révèle d’emblée une certaine régression. A partir de là, le public va découvrir le quotidien et le combat de trois générations de femmes. Hormis Bonbon, alias Simone, Karina Marimon, Hélène Serres et Vanina Sicurani jouent tous les rôles, de la grand-mère à la petite fille et vont entraîner le public dans un tourbillon de portraits satiriques, de réflexions bien senties, qui ne lui laisseront aucun répit.
Quant à Simone Veil, la vraie, « elle a apprécié le spectacle et a été touchée par l’hommage qui lui a été rendu » témoigne la productrice, qui évoque aussi le point de vue masculin : le spectacle n’est pas réservé à la gent féminine et les messieurs ne sont pas les derniers à s’en divertir.
SUD OUEST

La femme et la République française.
C’est un spectacle d’amies, cent pour cent féminin et majoritairement féministe. Trinidad a eu l’idée d’une comédie chantée qui conterait les combats et même les ébats de la femme depuis les années 50. Pas le genre documentaire, ni professoral, ni militant. Plutôt du théâtre mordant, rieur, sans avoir l’air de se prendre au sérieux. Cinq complices se sont mises au travail et le jeu de mots du titre (évidente allusion à Simone Veil, championne historique de la contraception et de l’IVG) montre bien qu’en surface, on est dans la blague et, sous la farce, dans une satire jamais innocente.
Trois femmes de l’après-guerre papotent sur un banc. Elles sont patronne, employée et ouvrière, avec le poids des enfants et de la vie conjugale qui ne leur laisse guère le temps de respirer. Elles viennent d’avoir le droit de vote, mais ça ne suffit pas ! Et l’apparition des merveilles de l’électroménager ne fait qu’ajouter une couleur moderne à l’esclavage des ménagères. D’année en année, ça change. Mais sans hâte et sans l’accord des hommes.
L’esprit du spectacle est chansonnier. Encadrées par une amusante clownesse, Bonbon, qui fait semblant de ronchonner, de tout savoir et de ne pas comprendre, les trois interprètes des femmes travailleuses passent du dialogue quotidien à la chanson loufoque. Elles traversent le temps en se transformant –costumes, perruques, fichus à l’appui-, sans avoir peur des clins d’œil et des gags un peu faciles. Karina Marimon est l’ouvrière avec malice, Vanina Sicurani une patronne au charme songeur et Hélène Serres met en œuvre un burlesque de plus en plus délirant. Si l’une des fonctions du comique est de venger l’individu des duretés et des humiliations de la vie, cette revue des dernières décennies côté femmes accomplit allègrement cette mission, multipliant les éclats de rire libérateurs.
WEB THEATRE

Les femmes étaient à l’honneur hier soir à l’espace la 2deuche, à Lempdes, avec le spectacle comique « Et pendant ce temps Simone veille ! ».
Droit de vote, pilule, IVG, tout y passe ! Le spectacle propose de suivre l’évolution de la condition féminine en France au travers de trois générations de femmes. On fait ainsi la connaissance de Marcelle, Jeanne et France, à la sortie de la seconde guerre mondiale. L’octroi du droit de vote à la Libération leur a permis d’entrevoir la liberté, mais celles-ci restent encore empêtrées dans une pensée rétrograde favorisée par la société de consommation des Trente Glorieuses. Place ensuite à leurs descendances. C’est l’heure de la loi Neuwirth (autorisant la contraception), de l’IVG, sur fond de peace and love. Vingt ans plus tard, c’est l’homme qui est devenu un objet de plaisir.
Le spectacle, très réussi, prend ainsi un malin plaisir à souligner le retard de la société française quant au traitement des femmes dans notre pays. Le tout commenté par Simone, qui ne manque jamais une occasion de pointer ces aberrations et hypocrisies, non sans une touche d’ironie.
LA MONTAGNE

Un clin d’œil ô combien intelligent sur la condition des femmes, des années 50 à aujourd’hui !
L’Histoire de la condition des femmes est revisitée, au travers de la vie quotidienne de trois générations successivement mises en scène aux dates importantes de son évolution. Un texte superbement bien écrit, fin, astucieux et tellement réaliste sur le combat des femmes dans la société. Beaucoup de rythme et d’originalité dans la construction du spectacle. De l’humour, mais aussi des regards critiques font de ce spectacle un feu d’artifice du rire. Les quatre comédiennes, excellentes, donnent un réel plaisir au spectateur qui rit beaucoup. Courez voir ce spectacle, hommes, femmes ou en couple, vous serez remplis de bonheur.
AVI CITY LOCAL NEWS

Salle comble pour les Simone(s)
Succès au féminin comme au masculin, samedi pour « Et pendant ce temps Simone veille ! ». En scène, quatre solistes, liées de complicité et d’énergie pour raconter la condition féminine des années 50 à aujourd’hui. Bilan global vaguement amer mais spectacle joyeusement ficelé, résolument vivifiant et qui parle drôlement de choses sérieuses. Avec saynètes vertement enlevées, répliques pertinentes, chansons d’époque rhabillées en mode fille, dates et détails d’importance rappelés au goût acidulé de Bonbon, l’invitation réjouissante, facétie réfléchie sans être engagée, incite à rester vigilante ! Et les quatre nanas, Karina Marimon, Hélène Serres, Vanina Sicurani et l’indispensable et épatante Bonbon, ovationnées avec éclat, ont prolongé dans le hall et naturellement la rencontre en dédicaces et causette rieuse.
LE DAUPHINE

Attention les filles ! C'est un spectacle qui déménage. Nous allons assister à l'évolution de la condition féminine depuis la guerre de 194O jusqu'à aujourd'hui. Et je vous préviens, ça va dépoter, car l'argumentaire collectif, la mise en scène (Corinne Berron), la production, jusqu'à la billetterie est du 100% féminin ! Assises sur un banc, Marcelle, Jeanne et France devisent. Nous sommes dans les années cinquante. Elles ont dû travailler pendant la guerre mais ont repris leur rôle de femme au foyer ensuite. Moulinex et la guerre les ont libérées et la paix renfermées… Elles ont dû lutter durement pour gagner leurs acquis sociaux (droit de vote, avoir un emploi et un carnet de chèque sans l'autorisation du mari, port du pantalon, droit à la contraception, à l'avortement…). Mais il ne faut pas croire que le propos est dogmatique. On n'arrête pas de rire. Tout est revisité avec un humour décapant, même si cette longue galère s'étend sur 3 générations. Du coup, Marcelle, Jeanne et France tiendront les rôles, à la fois des femmes qui ont eu 20 ans en 40, de leurs filles et de leurs petites filles. Leurs conversations vont bon train et les réflexions, exemples ou expériences sont d'une rare drôlerie. Entre celle qui ne se rend plus compte des moments où elle est enceinte ou pas et celle qui est ravie d'être dominée par son mari, il y a quelques petites chorégraphies croquignolettes. D’excellents détournements de paroles de chanson ponctuent le spectacle comme "Bambino" qui devient "Libido" ou "Comme les rois mages en Galilée" en "Comme c'est dommage de galérer". Ces braves femmes (Hélène Serres, Karina Marimon, Vanina Sicurani) sont rappelées à l'ordre par Simone (l'excellente et truculente Bonbon) qui veille au débat, leur dit de ne pas baisser la garde, ou apporte quelques précisions désopilantes. Autant vous dire qu'il n'y a pas de temps mort. C'est hilarant. La salle est pliée de rire, hommes et femmes confondus. Parfois on est au bord de la trivialité sans jamais tomber dedans. Elles ont toutes les quatre une pêche d'enfer, un tonus explosif, une personnalité volcanique. On ressort du théâtre toute ragaillardie d'être une femme d'aujourd'hui, bien dans ses baskets, et au passage merci Simone Veil !
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Trois femmes papotent sur un banc : elles incarnent tout d'abord des femmes des années 50, puis leurs filles des années 70, puis leurs petites filles des années 90, pour enfin arriver à la génération actuelle. Trois femmes, trois évolutions, trois héritages et trois perceptions, constamment réévaluées, des droits de la femme. À leur côté, un bien étrange personnage coiffé d'une serpillière : c'est la voix off du destin des femmes, qui leur rappelle, mi-sérieuse mi-blagueuse, les aberrations de l'histoire des droits des femmes. Joué par la très amusante Bonbon, ce personnage incarne les luttes féministes tout en faisant contrepèteries et calembours : on rit beaucoup quand elle sort sa petite trompette, pour sonner l'éternel rappel à l'ordre de la raison face au machisme bête et méchant. C'est l'exploit de la pièce : parler de sujets graves avec beaucoup de légèreté et d'amusement. Les trois femmes nous ressemblent, ont ressemblé à nos mères et nos grands-mères : trois caractères différents qui révèlent la constance de l'oppression masculine sur le féminin, pour montrer que les diktats se transforment mais ne disparaissent pas forcément. On ressort de la pièce extrêmement ému et alerte, en ayant passé un bon moment de rigolade, tout en ayant cogité sur certains sujets délicats.
LA DEPECHE

Trois lignées de femmes, d’un milieu social différent, quatre générations vont avec humour évoquer les vicissitudes liées à leur état. Pour ce faire, nous allons emprunter la machine à remonter le temps et nous retrouver dans les années 50, époque à laquelle la gent féminine ne sortait pas encore tête nue. Car on oublie qu’en dehors de la classe ouvrière, nos congénères portaient le plus souvent, soit des foulards noués sous le menton soit des chapeaux (selon le niveau social auquel elles appartenaient) ainsi que des gants –même en été car l’habit faisait le moine. A la même époque, les trois quarts des hommes arboraient encore chapeau, béret ou casquette. Autres temps, autres mœurs (à se souvenir quand nous conspuons sans réfléchir la tête couverte des femmes arabes que nous croisons) – Françaises, vous avez la mémoire courte…
Heureusement, le style St Germain de Prés ne tarderait pas à bousculer tout ça !
La ménagère quant à elle, allait partiellement se libérer en passant par l’électroménager, fait illustré par Boris Vian 1956 avec sa Complainte du Progrès. Ah ! Gudule…
Souvent entre deux courses, ces dames papotaient sur banc de jardin public et à quelques suffragettes près, force était de constater qu’elles faisaient des enfants à la chaîne, en attendant la paye (écornée ou non) du mari.
Pourtant de façon encore discrète mais quasi incontournable, la Guerre avait changé les mentalités car durant cette période les hommes étant au front, leurs épouses s’étaient débrouillées seules et très bien. Seulement voilà, encore fallait-il « laisser du temps eu temps » comme disait…
Et sous la houlette de Simone, (Bonbon qui n’est pas en rose mais sanglée dans son tailleur canari) seront évoquées les époques qui viennent jusqu’à nous. Ne comptez pas sur moi pour tout vous raconter car il faut absolument aller les voir et entendre jouer, chanter, s’exprimer avec « une pêche » incroyable !
THEATRAUTEURS

Sur une idée folle de Trinidad, quatre « solistes » se sont réunies pour raconter avec humour l’évolution de la condition féminine en France des années 50 à nos jours. Au travers de trois lignées de femmes et sous le regard historico-comique d’une Simone qui… veille, elles entraînent le public au pays des héroïnes du foyer et du rire…
Quatre électrons libres vont dresser des tableaux sur la compagne de l’homme au cours des années mêlant subtilement des parodies de chansons dans leur propos. On parle de la femme mais sans revendications vachardes, sans agression, avec beaucoup d’humour, de délicatesse. Avec une Simone Veil sous les traits de Marianne Sergent au mieux de sa forme. Dans une série de portraits satiriques, elles ne font pas l’apologie de la femme libérée mais plutôt elles dressent des caricatures sensibles et remplies d’humour.
Un spectacle tout public débordant de joie interprété avec brio par Marianne Sergent, Hélène Serres, Vanina Sicurani et Trinidad. Toutes quatre sont talentueuses, à l’aise sur scène où elles ont l’air de s’amuser autant que nous, pas une fausse note, du rire à profusion, la salle de tout âge apprécie cette présentation débridée de la condition féminine revue et corrigée. Enfin un discours sur la femme qui ne jette pas les hommes dans les catacombes, même s’ils ont leur part de responsabilité.
LA BOITE A CULTURE

Autant vous dire qu’il n’y a pas de temps mort. C’est hilarant. La salle est pliée de rire, hommes et femmes confondus. Elles ont toutes les quatre une pêche d’enfer, un tonus explosif, une personnalité volcanique.
Un banc, dans les années 50. Marcelle, France et Jeanne sont mariées et mères de famille. Elles sont les premières de trois lignées de femmes que l’on va suivre, génération après génération, de 1950 à nos jours. Elles vont nous parler avec humour de leur vie, l’arrivée du lave-linge, le robot ménager, la pilule, le droit de vote, le travail, les loisirs, les hommes, la liberté, etc… De récits farfelus en chansons désopilantes, une autre façon de nous entraîner dans un voyage au pays de la Femme… Si bien que tout est source d’éclat de rire, sans jamais être vulgaire et pourtant les sujets sont tous essentiels. Un incroyable moment !
LE MAG CENTRE

Dans cette comédie historique, trois comédiennes Marcelle, France et Jeanne, assises sur un banc, relatent l’évolution des droits de la femme depuis un siècle. Le titre de la pièce est finement trouvé quand on sait le rôle clé de Mme Veil dans cette conquête. La mise en scène est bien pensée avec des moments chantés ponctuant chaque épisode et la présence de Simone en marge du jeu commentant cette longue marche vers la libération.
A l’origine, il y avait la femme au fichu, des années 50, qui se devait d’entretenir son foyer et d’user au mieux de son plus fidèle compagnon : le robot Moulinex. Lors de la tombée de rideau, il y a des femmes, adeptes de la pillule et de l’IVG, qui peuvent jouir du port du pantalon en toute légalité depuis l’abrogation en 2013 de la loi disant : « Le port du pantalon est autorisé pour les femmes à condition qu’elles tiennent à la main un guidon de bicyclette ou un cheval ». Entre les deux, trois générations de femmes qui vont se battre pour faire en sorte que leur vie ne soit plus un dilemme.
Mademoiselle félicite ce trio de comédiennes engagées qui doit beaucoup aux interventions intempestives d’une certaine Simone (qu’il n’est plus la peine de présenter) arborant une serpillère sur la tête. Toute ressemblance entre l’humour de cette dernière et celui de Muriel Robin est purement fortuite.
Mademoiselle dit « Cette pièce comique et pédagogique retrace de génération en génération, l’histoire du deuxième sexe au XXème siècle. Un spectacle rafraichissant, joué par des comédiennes énergiques et drôles, pour honorer 60 ans de lutte féministe. Vous, femme que vous êtes, n’apprendrez que peu de choses mais passerez un franc moment de rigolade. Quant à vous, homme que vous êtes, vos oreilles seront ravies d’entendre que quelle que soit l’époque, le constat récurrent est qu’un mari à part rapporter de l’argent à la maison, il ne sait rien faire ».
S’il ne reste qu’une réplique ce sera celle-là : « Si tu as un robot, plus besoin de couper les poireaux, Moulinex s’en charge, ça te laisse de la marge pour faire goulou goulou »
MADEMOISELLE AU BALCON

Quelle belle idée que ce spectacle-là. Les femmes méritaient bien un hommage comme celui-ci.
Invité par la truculente Simone et son tailleur jaune, le public devient l’élève attentif de cette formidable leçon d’histoires. Au pluriel ! D’abord l’Histoire avec un grand H, celle de notre pays, celle de ses femmes qui se sont battues pour exister pleinement. Et l’histoire comme témoignage, récit, tranche de vie, confidence. Ces quatre femmes se livrent sans concession, ni langue de bois. Elles se racontent, se mettent à nu. Selon l’époque, elles ont vécu de grands moments: le droit de vote, le droit à l’avortement, la légalisation de la pilule…
Mais être une femme libérée, n’en déplaise à la chanson éponyme, n’est pas forcément synonyme de sinécure. Car s’il y’a eu des batailles, il y’a eu des craintes, des bouleversements majeurs et de la douleur. Tout cela est formidablement raconté dans cette parenthèse enchantée.
Il y’a dans ce spectacle une écriture plurielle de grande qualité. Oscillant merveilleusement entre humour et émotion. Calibrée juste ce qu’il faut pour maintenir l’auditoire en alerte. Voilà une jolie partition.
Et il y’a quatre merveilleuses comédiennes. A leur tête, Bonbon, qui porte divinement son nom. Parfaite maîtresse de cérémonie, elle est la garante de la vérité historique. Ses remarques et ses ruptures font mouche. Elle rappelle les grandes dames de l’époque d’Au Théâtre Ce Soir, semblant tout droit échappée d’un cabaret ou d’un chansonnier de la Belle Epoque.
Autour d’elle, un trio ravageur. Elégant, charmant, drôle à se damner. Trois comédiennes brillantes : Karina Marimon, Helene Serres et Vanina Sicurani. Elles passent d’une époque à la suivante avec un immense talent.
Cette pièce est un bol d’air vivifiant, un hommage à la féminité, un délice de tous les instants qu’il faut applaudir sans tarder.
Mesdames, mesdemoiselles, relevez la tête et n’oubliez que vous n’en seriez pas là au aujourd’hui si Simone n’y avait pas veillé. Continuez le combat, car sans vous le monde tournerait moins rond.
FOLLES CHRONIQUES

Il était une fois trois drôles de dames et une quatrième nommée Simone… Bien décidées à nous faire réviser l’histoire de la condition féminine des années 50 à nos jours, elles choisissent de mettre en scène les destins croisés de quatre générations de femmes : l’histoire débute donc avec ces dames d’un autre temps, nées juste après la Grande Guerre. Qu’il s’agisse de l’ouvrière usée par ses portées de marmots ou de la catholique soumise et embourgeoisée, elles sont toutes coincées face leurs fourneaux ou à l’horizontale sous leurs tendres époux. Semblables à de stupides godiches, elles n’ont pas d’autre solution que de courber l’échine en élevant leurs filles dans le culte de Moulinex et des travaux ménagers. Mais les choses évoluent (heureusement !) et leur progéniture ne l’entend pas de la même façon : la vague Seventies apporte un vent libérateur et une pluie torrentielle de pilules contraceptives. A coup de procès ou de manifeste, le beau sexe réclame l’avortement libre et l’obtient enfin ! Profs, avocates, infirmières, les plus courageuses prônent aussi l’IVG et se laissent emporter par les cinglants discours du MLF. Cependant, malgré ces victoires successives, les mentalités vacillent : la fin du XXè siècle change l’axe des militantes et fait passer la séduction féminine à travers des seins siliconées et des « basic instincts ». Ces demoiselles sont enfin des femmes libérées mais, à présent, elles passent leurs soirées entre copines à se rincer l’œil devant de pitoyables chippendales. Et qu’en est-il des générations actuelles ? Entre les midinettes qui veulent faire des bébés toutes seules et leurs ainées qui chassent les jeunes garçons dissimulées derrière leurs profils de cougars, difficile de comprendre où va le 2ème sexe ! Difficile également de savoir où est passé le 1er….
La pièce est un délicieux cheminement à travers une lignée de femmes représentatives de toutes celles qui se cachent au sein du public : des arrières grands-mères aux arrières petites-filles, l’ensemble des spectatrices se reconnaîtra et pourra rire –ou pas – de cette excellente parodie : entre leurs « danses du Tchador » et leurs échauffements semi-sportifs à la façon de « Véronique et Davina », les comédiennes sont, en effet, d’une décomplexion et d’une énergie impressionnantes. N’hésitant pas à pousser la chansonnette à chaque intermède du spectacle, elles font preuve d’une aisance incroyable, à croire qu’elles ont sniffé du Monsieur Propre avant leur entrée en scène ou qu’elles sont carrément shootées aux Treets ! Chacune à leurs manières, elles nous offrent des répliques truculentes et incarnent avec humour toute une palette de personnages subtilement caricaturés : tandis que Karina Marimon passe en un clin d’œil de la paysanne engrossée à la patronne nymphomane, l’autoritaire Vanina Sicurani préfère opter pour la carte de la sensualité et parvient à séduire son public de sa jolie voix. A leurs côtés, Hélène Serres interprète de façon totalement débridée une fille-mère ou une lesbienne en quête d’insémination artificielle. Avec son corps de brindille et ses cheveux ébouriffés, elle distribue des pilules à tout va et nous fait mourir de rire en esquissant de grands jetés burlesques aptes à exterminer Pietragalla.
Au sommet de cette folle trinité trône l’imposante Bonbon qui mène cette frise féministe tambour battant. Avec sa voix de crécelle, ses addictions aux contrepèteries et son balai sur la tête, Bonbon se régale à jouer les speakerines en commentant cyniquement l’évolution de ce 2ème sexe qui ne sait plus trop à quel saint se vouer. Le ton cassant et la verve moqueuse, cette symbolique Simone ne se met jamais en veille et liste scrupuleusement tous les principaux évènements qui ont jalonné l’histoire de la condition féminine : droit de signer un chèque sans son mari, droit de vote, droit de porter un pantalon sans être à cheval ni à vélo… L’émancipation semble avoir fait du chemin et pourtant, même en 2014 rien n’est gagné pour ces filles d’Eve au sein de l’Hexagone : il y a plus de 60 ans, une loi promulguait : « A travail égal – salaire égal » Quelle belle blague ! Mesdames, ne saviez-vous pas que le salaire n’était pas sexuellement transmissible ? Mais où se cache donc la Simone du XXIème siècle qui instituera cette chimérique parité ? Pour l’instant, elle est en veille, de toute évidence…
Simone et ses Triplettes ? Un beau quatuor de comédiennes qui assument pleinement leurs rôles et leurs propos féministes. Ovation !
BSCNEWS

Le 26 novembre 1974, Simone Veil présente à l’Assemblée Nationale son projet de loi relatif à l’interruption volontaire de grossesse.
A partir du 18 septembre 2014, « Et pendant ce temps Simone veille ! » investit la scène de la Comédie Bastille.
Le spectacle, qui retrace l’évolution de notre société sur 4 générations à travers le prisme de la femme, parle du droit à l’avortement comme bien d’autres avancées majeures allant du droit de vote des françaises (qui fête ses 70 ans cette année) à l’invention du tampon (plus anecdotique mais quand même bien pratique), en passant par le port du pantalon (saviez-vous qu’un employeur pouvait encore imposer la jupe ?)
Le texte est drôle, même très drôle, touchant, pédagogique, intéressant, recadrant… c’est un moment de bonheur socio-culturel que nous proposent les 4 comédiennes, Hélène Serres, Bonbon, Vanina Sicurani, Karina Marimon.
LE BENCHMARK

Par quatre comédiennes formidables, dont la fameuse Bonbon qui est Simone Veil, un spectacle réjouissant et tonique qui vient nous rappeler les étapes de la lente conquête des droits de la femme, des suffragettes au MLF et au MLAC et jusqu’à tout ce qu’il reste à faire encore aujourd’hui. On s’y amuse beaucoup de choses très sérieuses. BRAVO !
ACCEL.INTERCER

Une rétrospective complètement libre et franchement comique de l’histoire française du droit des femmes.
Comme son titre le laisse imaginer, « Et pendant ce temps Simone veille ! » est une comédie, jamais avare de jeux de mots, ni de contrepèteries en tous genres. Légère et enjouée, elle propose de retracer à travers quatre générations de femmes incarnées par Karina Marimon, Hélène Serres et Vanina Sicurani, les grandes heures du droit des femmes en France, de 1950 à nos jours. Sur le côté de la scène, vêtue d’un costume grotesque magnifique, Bonbon interrompt régulièrement ses camarades pour rappeler, de manière très sérieuse bien sûr, le contexte historique. Ainsi, on se remémore qu’en 1961, alors que les femmes n’étaient légalement pas autorisées à gérer leurs biens sans l’autorisation de leur mari, Moulinex choisissait pour slogan de « libérer la femme » et on ironise sur l’arrivée de la télévision dans les ménages qui, contrairement à Moulinex, n’en affichait pas l’ambition mais soulagea très certainement bon nombre d’utérus en avachissant les maris. On se rappelle aussi les rôles joués par : le député Neuwirth qui, par la loi de 1967, dépénalisa la contraception, le Manifeste des 343 Salopes, le terrible Procès de Bobigny et la loi Veil du 17 janvier 1975 qui dépénalisa l’avortement.
Sans autre prétention affichée que de divertir, la pièce parvient avec succès à balayer un demi-siècle d’histoire des femmes et, avec une bonne dose d’ironie, de second degré et un humour souvent corrosif, à rire de tout et surtout, de son objet principal, la femme, en se demandant notamment si elle n’est pas sa première ennemie et s’il était vraiment souhaitable que, « comme toutes les maladies incurables », elle ait enfin sa journée dans le calendrier.
En bref, on rit de bon cœur, des femmes d’abord mais des hommes aussi, bien sûr, ainsi que de l’avortement, du tchador et des prothèses mammaires en 1990, époque où l’on ne savait pas encore ce que « la silicone valait ». Ames sensibles et ayatollahs du politiquement correct s’abstenir, les autres sont à peu près sûrs de passer un bon moment.
ETATCRITIQUE.COM

Créé à l'occasion de la journée de la femme de 2012 et présenté au festival off d'Avignon de 2013, la Comédie Bastille reprend ce « Et pendant ce temps Simone veille ! », un récit humoristique aux dialogues savoureux et chansons décalées qui narre la condition féminine inégalitaire, déjà dénoncée en 1791 par Olympe de Gouges dans sa déclaration avortée « des droits de la femme et de la citoyenne », revendiquant que « la femme naît libre et demeure égale à l'homme en droits ». Une revendication qui mettra plus de deux siècles pour s'affirmer.
La condition féminine n'a en effet commencé sa lente et inexorable évolution qu'au début du vingtième siècle avec la libre disposition de leur salaire que les femmes mariées ont obtenu en 1907 et s'est ensuite accélérée au cours des 70 dernières années après avoir acquis le droit de vote et d'éligibilité (1944) pour tendre à présent vers une quasi-totale-égalité — si ce n'est en fait du moins en droit — dans tous les domaines.
Trois femmes, identiques et différentes à la fois, des années 50, 70, 90 et d'aujourd'hui nous font découvrir en quatre tableaux-générations, l'évolution fulgurante de la femme française qui en moins d'un siècle s'est libérée de tous ses carcans ancestraux et a entrepris minutieusement de grignoter un à un tous les droits réservés auparavant à la seule gente masculine pour devenir et naître à présent « égale à l'homme en droits ». De la femme soumise de l'après-guerre à la coach homo d'aujourd'hui, en passant par la femme libérée sexuellement à celle pouvant exercer n'importe quel métier ou profession, tout y passe mais dans une franche bonne humeur et sous l'œil comique et complice de Simone qui fournit, de temps à autre, quelques explications de texte.
LEXTIMES.FR

Un coup de vent désopilant sur l’histoire de la condition féminine.
Une pièce de théâtre qui met en scène l’Histoire des droits de la femme, sujet sérieux s’il en est… Et pourtant, comme le suggère le titre de la pièce c’est l’humour qui prime du début à la fin du spectacle !
Simone (Bonbon) nous guide tout au long de la pièce sur les pérégrinations laborieuses, amoureuses et amicales de 3 femmes – et au fil du temps de leur descendance – interprétées par Karina Marimon, Hélène Serres et Vanina Sicurani. Les comédiennes incarnent avec talent, humour et enthousiasme les avatars des femmes françaises depuis les années 50 : leur quotidien, leurs combats, leurs réussites et leurs échecs. Mais le prodige ici c’est d’y parvenir en nous faisant rire !
Une mise en scène sobre, quatre comédiennes sur les planches, de l’Histoire, du rire, des chansons et de la réflexion, voilà les termes qui résument le moment passé dans la salle de la Comédie Bastille, que je conseille sans réserve à tout un chacun à la fois pour la qualité de la pièce mais aussi pour les valeurs qu’elle porte et les réflexions qu’elle parvient à instiller dans l’esprit des spectateurs.
On réalise concrètement, même si on le savait ou le pressentait, quels immenses progrès ont été effectués ces 60 dernières années en matière de droits des femmes. On le réalise d’autant mieux grâce à l’incarnation des problématiques rencontrées par les femmes avant que ces droits n’existent. Quelles conséquences pratiques de l’interdiction de la contraception ou de l’IVG dans leur vie quotidienne ? Rappels faits sur le fait de pas pouvoir ouvrir un compte bancaire ou travailler librement, de ne pas pouvoir divorcer, etc. Le constat n’est pas sans nuance et sont également mis en lumière les écueils plus contemporains de certains jusque-boutismes contre productifs de la lutte féministe (homme objet, solitude sociétale…)
Mais au-delà de ce rappel utile, la pièce « Et pendant ce temps Simone veille ! » souligne non seulement le chemin qui reste à parcourir (entre autres : l’égalité salarial, la lutte contre les violences conjugales et le viol…) mais aussi les responsabilités individuelles et collectives qui nous incombent à tous et toutes pour faire évoluer la société. Le féminisme en effet n’est pas, quand bien même d’aucun(e)s chercheraient à le faire croire, un combat des femmes contre les hommes ni même un combat des femmes pour les femmes, mais le combat d’individus pour une société plus juste dans laquelle l’appareil génital avec lequel on naît ne doit plus être un instrument de discrimination ou une justification d’inégalité.
Pour rire, pour apprendre et pour réfléchir, le tout en une seule soirée avec une équipe chaleureuse et accueillante, oui il faut aller voir « Et pendant ce temps Simone veille ! » à la Comédie Bastille à Paris, on ne le regrette pas !
WUKALI

Soixante ans d’évolution des droits de la femme vus à travers l’histoire de trois lignées sur quatre générations. Du slogan des années 1950, « Moulinex libère la femme », au parcours du combattant de certaines aujourd’hui pour faire un enfant toute seule, le militantisme féministe est passé par là. Mais parce que rien n’est jamais totalement gagné, « Et pendant ce temps Simone veille ! » remet quelques pendules à l’heure sur un ton joyeusement mordant. Entre rire et autodérision, le combat continue.
En 1950, Marcelle, France et Jeanne sont mariées et toutes les trois mères au foyer plus ou moins résignées. Dans les années 1970, leurs filles mènent des combats virulents pour le droit à la pilule et à l’avortement notamment. Vingt ans plus tard, leurs petites-filles musclent leur corps et se pâment devant des chippendales bodybuildés et la génération suivante fait les soldes en envisageant un bébé en solo. Quatre générations, quatre contextes et quatre façons de vivre sa vie de femme. Des lois majeures sont passées par là (légalisation de la pilule, droit à l’avortement…) et la société s’est transformée sous l’impulsion de femmes déterminées, Simone Veil notamment, à qui cette pièce rend hommage comme symbole de toutes les militantes célèbres ou anonymes. Il n’en reste pas moins qu’aujourd’hui encore les hommes gagnent 25% de plus que leurs compagnes à poste égal et que la loi interdisant le port du pantalon aux femmes n’a été abrogée qu’en… 2013.
« Et pendant ce temps Simone veille ! » déroule des scènes de la vie quotidienne entrecoupées de parodies de chansons. Même si les situations sont plutôt attendues, le texte drôle ciselé emporte la mise. Le spectacle est rythmé par l’intervention de Simone, personnage fort en gouaille coiffé d’un plumeau, qui siffle des arrêts de jeu afin de mettre quelques points sur les i. Car il est bon de rappeler qu’il n’est pas si loin le temps où une femme n’avait pas droit à l’indépendance financière et ne pouvait pas plus divorcer sans l’accord de son mari. Mai 68 est passé par là. La femme dispose désormais de son corps comme elle l’entend. Sauf que rien n’est tout à fait gagné. La danse du tchador vient le rappeler très à-propos. Vigilance.
Difficile de ne pas se laisser emporter par la jubilation communicative des quatre protagonistes de cette comédie militante qui se place du côté du rire intelligent. Un moment réjouissant à vivre en famille, toutes générations confondues.
RHINOCEROS

Chiantes, excessives, castratrices, insupportables… les féministes vous exaspèrent ? C’est bien. Vous êtes prêt(te)s à réviser les classiques du MLF. A gorge déployée. Si, si, c’est possible, j’y étais ! Prenez place aux côtés de quelques autres sceptiques et d’une multitude de convaincu(e)s à la Comédie Bastille. Attention, retour vers le futur ! La conquête de leurs droits par les femmes, aidées en cela par quelques hommes et sous le parrainage de l’emblématique Simone Veil. Révisions. Et prospectives… Réjouissances à la Comédie Bastille jusqu’au 4 janvier 2015.
« La femme est un musée ! Et comme pendant les journées du patrimoine, aujourd’hui l’entrée est gratuite. »
Vous pensiez acquis les droits des femmes et achevée leur lutte pour leur reconnaissance ? Innocents que vous êtes ! La lutte continue. Mais rien n’empêche d’en rire, que diable ! Simone veille encore, et avec elle, une bande de luronnes qui comme Desproges veulent bien rire de tout mais pas forcément avec n’importe qui. Ça tombe bien. Dans ce petit théâtre de Bastille, le public qui se presse est sinon acquis, à tout le moins prêt à se laisser séduire. Ici, on ne donne pas de leçons, on ne fait pas dans le marasme. Non, on rafraîchit la mémoire. On amuse avec l’Histoire et les histoires de plusieurs générations de femmes qui traversent le siècle et son cortège de bouleversements sociétaux. Le droit de vote, le divorce, la contraception ou l’avortement. Merci qui ?

Simone Viel. Heureusement !
La pièce raconte l’histoire, sur période d’environ 70 ans, de trois femmes et de leur descendance. La bonne idée : faire se succéder sur ce banc de square ces quatre générations, des aïeules à leurs petites-filles. Entre le 20ème et le 21ème siècles, qu’est-ce qui va changer dans leur vie ? Elles obtiendront le droit de vote, le droit de jouir ou pas, le Robot Moulinex qui délivre la femme et bien d’autres choses. Mais ont-elles obtenu ce qu’elles revendiquaient : la parité, l’égalité de traitement, le partage des tâches ménagères, la prise en charge des enfants ?
Boum, boum,boum ! Voilà que résonnent les trois coups, c’est parti ! La truculente Bonbon présente les protagonistes. Sans flagornerie et avec malice. Marcelle l’ouvrière, « beauté brute des années 50, mariée, usée par la vie ». Jeanne l’épouse désespérément heureuse d’un employé de bureau : « beauté déterrée… beauté éthérée ». France, l’héritière virée de son usine la guerre finie, par ses frères « beauté ravagée, beauté raffinée ». Chacune représentant un type et de femme et de caste. Chacune agissant et réagissant selon son rang.
L’amusant : de l’arrière grand’mère à sa dernière descendante, les morpho et socio-types varieront peu, les suffragettes d’hier ayant assuré la transmission des valeurs familiales.
Les événements, annoncés par le toujours facétieuse Bonbon, se succèdent. Les époques changent, pas les interprètes : Karina Marimon, Hélène Serres et Vanina Sicurani. Autour du banc, on discute, on danse, on chante, on s’engueule. Le féminisme, chacune le défend (ou l’enterre) à sa manière.
Le saviez-vous : l’acte fondateur de la revendication féministe remonte à 1791, dans le sillage de la révolution française. « La femme a le droit de monter sur l’échafaud ; elle doit avoir également celui de monter à la Tribune. » Elle ne manquait pas d’audace, cette Olympe de Gouges, auteure de la « Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne ». Femme de lettres devenue femme politique, elle milite pour les droits humains, esclaves noirs d’abord, femmes ensuite. Pour ses consœurs, elle revendique le droit d’être citoyenne à part entière. Elle demande et obtient le droit au divorce, premier et seul droit conféré aux femmes par la Révolution.
Victime de ses convictions girondines, elle périra, pied de nez funeste, par l’échafaud. Pour seul éloge funèbre, le procureur de la Ville de Paris raillera cette « femme-homme, l’impudente Olympe de Gouges qui la première institua des sociétés de femmes, abandonna les soins de son ménage, voulut politiquer et commit des crimes ».
Et pendant ce temps (heureusement), l’étranger veille.
Tandis que la France fait de la résistance, le monde bouge. En 1869, l’Etat américain du Wyoming instaure le vote des femmes, suivi par la Nouvelle Zélande en 1893 et par l’Australie en 1902. En 1918, à la fin de la première guerre mondiale qui a vu les femmes suppléer leurs maris morts ou enrôlés, la Grande-Bretagne, la Suède, l’Allemagne, la Russie soviétique et la Pologne instaurent le vote des femmes. La Turquie suit, en 1934. Un an plus tard, tatam ! les femmes votent dans la plupart des pays d’Europe, à l’exception de la Suisse, l’Italie, des Balkans. Et de la France.
Dès que ça avance pour les femmes, les hommes veillent…
Dans la patrie des droits de l’homme mais toujours pas de la femme, on se hâte lentement. 1848 : création de quelques clubs féministes vite interdits. 1876 : Hubertine Auclert fonde le premier mouvement suffragiste, Le Droit des femmes. 1903 : début de la lutte des institutrices pour l’égalité de traitement avec les hommes. Trois ans plus tard, à Paris, à l’occasion des élections municipales, les suffragettes manifestent pour le droit de vote. En 1911, le 19 mars, la 1ère journée internationale des femmes est célébrée. Elle rassemble plus d’un million de femmes.
Pour que la France, toujours patrie des seuls droits de l’homme accorde aux femmes le droit de glisser leur bulletin dans l’urne, il faudra attendre le 29 mars 1944. Alléluia ! L’amendement Fernand Grenier est adopté par 51 voix contre 16 à l’Assemblée consultative provisoire. Les femmes ont enfin le droit de vote, 75 ans après les américains, 26 ans après les britanniques.
« Moulinex libère la femme »
Résultat : jusqu’à l’orée des pétulantes années 60, une société dominée par le mâle triomphant, faisant régner dans son foyer la Pax Familia. Lui, seigneur économique tenant Madame par le bout du portefeuille. Elle souvent inféodée faute de revenus propres. Le cadeau de fête des Mères idéal en 1961 ? Le robot Moulinex, la marque qui libère la femme.
1975 : Début des grandes campagnes contre le viol. Après le viol en réunion de deux touristes belges à Marseille, la France s’enflamme. L’ont-elles bien cherché ? D’aucuns le pensent, d’autres le disent. Lors de procès de Marseille, Gilbert Collard, défenseur des accusés, le confie : la femme reste l’éternel serpent suscitant la convoitise masculine qui mérite ce qui lui arrive. Vous avez trouvé Eve, cherchez donc Adam, la pomme et le serpent. Et tant que vous y êtes, DSK, Dominique Strauss Kahn et sa suite 2806 du Sofitel de Manhattan, indirectement responsable de ce spectacle humoristique.
Rappelons que le viol est un crime passible de la cour d’assises depuis décembre 1980 et qu’une loi le définit précisément. Le viol est tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu’il soit, réalisé aussi bien avec une partie du corps (sexe, doigt, …) qu’avec un objet. Acte commis sur la personne d’autrui par violence, contrainte, menace ou surprise.
Il faut manifestement rafraîchir la mémoire de certains… La bande de « Et pendant ce temps Simone veille ! » s’en charge. Avec humour et efficacité. Une révision des droits des femmes largement proposée en France puisque le spectacle va tourner en province à partir de janvier 2015. Et le monde francophone n’est pas oublié. Bruxelles l’accueillera en avril, c’est sûr. Et toute la troupe rêve désormais de Montréal. A suivre…
TV5MONDE







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