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Dessiner un mouton n’est pas le plus compliqué mais comment parvenir à évoquer le secret du renard, cet « essentiel qui est invisible pour les yeux ? » Il fallait autant d’inconscience que d’audace pour s’attaquer à l’allégorie de Saint-Exupéry. Virgil Tanase a néanmoins réussi à s’approprier ce récit de voyage initiatique, l’a remodelé et mis en scène sans en sacrifier les messages. Décliné sur le mode du jeu d’enfants par deux très jeunes acteurs et un adulte, le propos est intelligible par tous. Il faut profiter en famille de cette exceptionnelle reprise.
LE JOURNAL DU DIMANCHE

« Dessine moi un mouton » Qui ne connaît pas cette phrase… Et pour cause : le roman écrit par Saint-Exupéry est le livre le plus lu et le plus traduit au monde. C’est aussi notre chouchou national : selon une enquête menée pour le magazine Lire, les français le classent en troisième position de leurs lectures préférées après La Bible et Les Misérables. Il ne s’agit pourtant au départ que d’une commande de conte pour Noël d’un éditeur américain à l’écrivain alors en pleine déprime à NewYork. En 1943, Le Petit Prince est ainsi publié aux Etats-Unis. Et en France, trois ans plus tard. Aujourd’hui, pour ses 60 ans, le théâtre Michel l’accueille sur scène. Dans cette première véritable adaptation théâtrale du livre, on retrouve le narrateur, le Petit Prince et la Rose. Ces deux derniers étant interprétés par des enfants franchement doués. Cette pièce ne suit pas l’œuvre originale mais présente les évènements dans l’ordre chronologique. Tout commence donc avec un petit héros bien tranquille sur sa planète jusqu’à ce qu’une fleur « très belle mais très compliquée » l’en chasse. Sur scène, le narrateur survolté dialogue avec le petit garçon paisible aux cheveux d’or qui est en fait son alter ego. « Il se débarrasse de ses vêtements de grande personne pour donner la parole à l’enfant qui est en lui » explique Virgil Tanase, le metteur en scène. Un spectacle bien ficelé, simple et poétique. C’est sûr les enfants comme les parents en pinceront pour ce Petit Prince.
ZURBAN

D’un abord infantile pour les enfants, il est accessible avec autant de plaisir à ceux dont l’âme est restée fraîche dans un corps d’adulte, voire vieilli. Il faut mentionner, tant cet aspect est réussi, l’art des transitions. En effet, si la rose et le petit prince sont interprétés par deux jeunes comédiens, c’est un unique adulte qui joue tous les autres personnages. Il tombe et un des personnages meurt, il se relève et déjà la salle a compris qu’il en est un autre. Parfois, il s’aide d’un changement d’accessoire pour bien faire comprendre celui de la personnalité, parfois c’est inutile. Parfois enfin ce sont les ustensiles les plus inattendus qui se métamorphosent sans le moindre effort d’imagination de la part des spectateurs. Un archet de violon n’est-il pas naturellement une moustache, un cache port un chapeau, ou une cape un dais ?
Et voilà ce texte éternel redevenu captivant par la grâce d’une pièce, laquelle donne envie aux enfants de se tourner vers l’original. Que demander de plus ?
FRANCE CATHOLIQUE

Les fossés du château avaient quasiment fait le plein, dimanche soir, pour l'ouverture du Festival de théâtre de Bonaguil-Fumel. Parmi les spectateurs, on notait la présence de nombreux enfants venus en famille pour voir un des plus beaux textes de la littérature mondiale, « Le Petit Prince », de Saint-Exupéry.
Des enfants, il y en avait surtout deux sur la scène : Gabriel Pidoux, dans le rôle-titre, et Garance de Toytot, dans celui de la rose. Du haut de leur dizaine d'années à peine accomplie, les deux jeunes comédiens ont époustouflé le public. La seconde campait une rose, « très belle » et « très compliquée », délicieusement horripilante. Le premier, tantôt narrateur, tantôt acteur, a occupé la scène avec à la fois la prestance d'un « grand » et l'exquise innocence d'un enfant.
Un cocktail réussi
Un mélange parfaitement réussi d'autant plus que le metteur en scène, Virgil Tanase, souligne, en toute délicatesse, le balancement permanent entre le monde de l'adulte et celui de l'enfant.
Le troisième personnage de la pièce, David Legras, est lui un adulte « caméléon » qui interprète l'aviateur et tous les personnages apparaissant au fil du texte : vaniteux, roi, businessman, géographe, alcoolique, allumeur de réverbère, serpent et renard. C'est aussi un adulte qui joue comme le fait un enfant, en détournant l'archet de violoncelle, le pot de fleur ou la balançoire pour les transformer en casque, en moustache ou en fusée interplanétaire et en se donnant avec exaltation (parfois débordante ?) à son jeu.
À l'issue de la représentation, les spectateurs ont quitté les fossés l'âme pleine de poésie et un coeur d'enfant dans la tête.



Vive le Prince !
Sur scène.

Soirée teintée de poésie et de rêve, dimanche soir, avec la représentation d'une adaptation du célèbre roman de Saint-Exupéry : «Le Petit Prince». Il est agréable de lire un bon livre et il n'est pas moins agréable de l'entendre et de le voir raconter. Et c'est d'autant plus vrai lorsque le talent et l'émotion sont au rendez-vous. C'est là tout le charme de ce spectacle. Qui ne connaît la réplique: « S'il te plaît dessine-moi un mouton » ? Mais l'œuvre ne se résume pas à quelques passages particulièrement connus. Elle nous montre les étonnements et les incompréhensions d'un enfant face aux comportements des adultes, un contraste entre une pureté idéale et un pragmatisme matérialiste. L'interprétation du petit prince par le jeune Gabriel Pidoux est tout simplement étonnante : pas la moindre hésitation ni la moindre approximation. Et il n'a que 11 ans ! Voilà un jeune acteur qui promet. Son principal partenaire, David Legras, passe avec une réelle virtuosité d'un rôle à l'autre : tantôt Renard ( excellent ! ), géographe, roi …ou aviateur, il occupe la scène avec beaucoup d'énergie et donne à ses personnages une vraie dimension. Garance de Toytot est, quant à elle, une adorable « petite rose ». De temps en temps un air de contrebasse vient, avec bonheur, ajouter de la mélodie à la poésie et à l'ambiance onirique du spectacle.
LaDepeche.fr

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