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Antoine de Saint Exupéry
Dans les années 1900, un petit comte au nez pointu, du nom d’Antoine de Saint-Exupéry, passe tous ses étés dans une maison grande comme une planète. Souverain au royaume d’enfance, il gouverne sa fratrie à Saint-Maurice, dans une grande bâtisse du Var.

Enfant turbulent, peu concerné par l’étude, il pousse librement sous la tendre tutelle d’une mère peintre et poète, qui, dit-on, donnait le fouet… avec une pantoufle. Le vestibule carrelé de noir et de blanc, les grands coffres, le grenier vermoulu, ainsi qu’un trésor légendaire donnent à la gentilhommière les dimensions d’un univers. Dans ces lieux, tout le monde écrit. Il ne se passe pas une semaine sans la rédaction d’un sonnet ou d’un conte, lu à l’attention des assemblées. Au salon, Antoine est poète. Rien n’égale l’imagination d’un jeune garçon qui gagne un prix de composition en relatant les tribulations d’un chapeau haut de forme et rédige une opérette autour d’un parapluie. Au jardin, le rêveur est bricoleur et installe bientôt des ailes sur une bicyclette dans l’espoir de la faire voler.

L’effervescence autour de l’invention de l’avion est alors à son comble. Proust, Claudel, Rodin s’enthousiasment avec lyrisme sur le rêve de Vinci réalisé. Un baptême de l’air jette les germes d’une future vocation de pilote dans le cœur du jeune Antoine. La sereine solitude des hautes altitudes n’est pas acquise, cependant.

Un amour déçu, un affligeant travail de comptable et de désastreux résultats en tant que représentant en camions l’entraînent à la dérive. Mais enfin, en 1927, Saint–Exupéry prend son envol come pilote de la Compagnie Générale Aéropostale. Il réside au milieu de nulle part, à Cap Juby, au Maroc, coincé entre l’abîme de l’océan et l’immensité du désert. Il y rédige son premier roman, Courrier-Sud, apprend des rudiments d’arabe, lui a tant répugné à l’anglais, et tâche d’apprivoise un petit fennec.

L’aventure se poursuit en Amérique du Sud, où il achemine les lettres jusqu’en Patagonie et rencontre la piquante Consuolo.

Bien que sans enfant, un petit bonhomme l’accompagne dans les deux hémisphères. Il a les cheveux hérissés, une grande cape verte, et un petit visage qui ne sourit jamais. Il vit pendant des années sur des nappes en papier, dans les nombreux restaurants où vient s’échouer le grand corps de Saint-Exupéry. En pleine guerre et désarroi, il s’immerge dans l’histoire du Petit Prince avant de disparaître en mission de guerre, le 31 juillet 1944, comme aspiré entre ciel et mer.




Quelques dates :

1900 Naissance d’Antoine de Saint-Exupéry à Lyon
1927 Courrier-Sud
1931 Vol de nuit
1939 Terre des hommes
1942 Pilote de guerre et Lettre à un otage
1943 Le petit Prince (publié en France en 1946)
1944 Saint-Exupéry disparaît en mission
1948 Citadelle (posthume)
2000 Son avion est retrouvé au large de Marseille


 
Virgil Tanase
Metteur en scène

Virgil Tanase est né en 1945 à Galatzi, en Roumanie. Diplômé de la faculté de lettres de Bucarest, de l’Institut de théâtre et de cinéma de Bucarest, classe de mise en scène, puis de l’Ecole des Hautes Etudes de Paris, il soutient une thèse de troisième cycle sur la sémiologie de la mise en scène, sous la direction de Roland Barthes.
Officier des arts et des lettres, Prix de littérature de l’Union latine et lauréat du prix de dramaturgie de l’Académie roumaine, il a publié une dizaine de romans, en roumain puis directement en français aux Editions Gallimard, Hachette, Flammarion entre autres.

Il est également l’auteur de nombreuses traductions.

Il est également auteur de textes de théâtre dont Le Paradis à l’amiable (joué au théâtre Le Lucernaire, Paris), A Noël, après la Révolution (joué au Théatre national de Bucarest), Salve Regina (joué dans une quinzaine de théâtre en France et à l’étranger), Rencontre (Radio France), Les Deuils récurrents (France Culture), il a adapté pour la scène des textes de Louise Labé, Balzac, Flaubert, Tchekhov, Tolstoï, Proust, Tsepeneag, et bien d’autres encore…

Metteur en scène, il a travaillé en Roumanie, notamment au Théâtre National de Bucarest ainsi qu’en France, au Théâtre Renaud-Barrault, à l’Odéon-Théatre de l’Europe, à l’Opéra-Théatre d’Avignon, au Théatre de la Cité Universitaire de Paris, au Théâtre Le Lucernaire, à Paris et au Théâtre de Corbeil-Essonne.

Il a enseigné la mise en scène à l’Atelier d’Ivry (dont le directeur était Antoine Vitez), à l’Espace acteur, à l’École d’art dramatique De Bock, à l’Université Paris VIII comme Professeur invité (1992) ainsi qu’à l’Université de Versailles (1999). Depuis 2000, il est professeur à l’Institut International de l’Image et du Son.


 
David Legras
Après des études de Théâtre au Conservatoire d’Avignon et au Cours Florent, David Legras a déployé une riche activité de comédien.

Il a joué notamment dans Hamlet de Shakespeare, dans la mise en scène de Patrice Chéreau. A l’aise dans le classique (Les caprices de Marianne, mis en scène par Jean-Paul Rouve, Arlequin, valet de deux maîtres de Goldoni, Dommage qu’elle soit une putain, de John Ford mis en scène par Thomas Le Douarec) que dans le moderne (Exercices de style de Queneau, Qui est le véritable inspecteur Dupif de Tom Stoppard), David Legras a remporté un succès notable dans les pièces de Feydeau Mais ne te promène donc pas toute nue et Feu la mère de Madame.

Dans Les contes drolatiques de Balzac, Virgil Tanase, qui a assuré la mise en scène, lui a confié deux rôles : celui du Père René, et celui du Roi. David Legras est également l’interprète d’une adaptation d’A la recherche du temps perdu de Marcel Proust, spectacle qui a dépassé les 500 représentations en France et à l’étranger. Il joue également, toujours dans la mise en scène de Virgil Tanase, le rôle principal dans une adaptation de La Règle du jeu de Jean Renoir et celui de L’Aviateur dans l’adaptation du Petit Prince.

Plus récemment il a joué dans Tartuffe, mis en scène par Philippe Ferran et il a été Svidrigailor dans Crime et Châtiment d'après Dostoïevski dans la mise en scène de Virgil Tanase..


 

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