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La magie du texte incarné
Une économie minimale : six comédiens, un violon, un décor réduit à deux panneaux mobiles. Et pour viatique : la seule magie du texte incarné. Les ressorts humains y sont les mêmes qu'ailleurs : le voyeurisme ou plutôt cette brûlure que constitue le désir de passer enfin de l'autre côté du miroir, la peur de l'Autre et sa traduction ordinaire sous forme de racisme larvé ou non, l'effroi délicieux né de la proximité de l'horreur, de la bête qui sommeille... Loin de l'énorme et sublime machinerie des festivals estivaux, il est aussi des spectacles capables de toucher juste et profond parce qu'ils savent parler sans détour de cette zone sombre au plus profond de nous tous. Reste alors, comme seul garde-fou, la raison raisonnante, ici incarnée par le subtil amateur d'énigmes Auguste Dupin. Un grand bravo donc à toute l'équipe du Théâtre Darius-Milhaud, capable d'insuffler une vie renouvelée à un texte d'Edgar Poe sur lequel, au fil des décennies, se sont déposés et sédimentés analyses, critiques et interprétations diverses. Ce n'est pas, là, le moindre des tours de force. Et un bonheur ne venant jamais seul : la représentation d'hier n'était finalement pas la dernière ! Le spectacle reprendra en octobre. Vite, vite, vite...
THEATRE ON LINE

Prix de la Meilleure Adaptation décerné par « Les P’tits Molières »
Cette pièce est tirée du livre « Histoires Extraordinaires » d’Edgar Allan Poe paru en 1841 et traduit par Charles Baudelaire. L’histoire relate les horribles meurtres de dame l’Espanaye et sa fille Camille. Une affaire policière où s’entremêlent témoignages, déductions, clabaudages et fausses croyances.
Brillamment, les six comédiens (Nathalie Arnoux, Ophélie Montel, Marie-Martine Montel, Dominique Delaroche, Michel Miramont, Pascal Montel) croquent tour à tour les divers personnages du quartier Saint-Roch. Isidore Muset, le gendarme ayant forcé la porte de sa baïonnette ; les Odenheimer, un couple de restaurateurs hollandais ; Jules Mignaud banquier ; William Bird le tailleur anglais... Ils sont tous là, déclarant à la police les cris et les bruits, le désordre ambiant, les corps mutilés... Tel un puzzle coloré, chacun détient un morceau de la vérité.
Le talentueux jeu des acteurs nous emmène de la tragédie à la fantaisie, où il est impossible de s’ennuyer. Le décor minimaliste tenant en deux panneaux dressés tels la une de « La Gazette » n’est absolument pas gênant. À souligner, le très bel effort sur les costumes.
Une mise en scène particulièrement efficace !
Pascal Montel a su donner tout le relief à cette pièce. Rythmée comme un feuilleton où chaque épisode s’enchaîne de façon très fluide, la mise en scène met en valeur toute l’intrigue ! Les ponctuations d’une complainte violoneuse nous plongent dans ce vieux Paris où les chanteurs des rues colportaient informations et derniers cancans.
« Les P’tits Molières » ne s’y sont pas trompés ! Assurément, un petit Théâtre pour une grande Troupe !
Un succulent moment à partager
SUR LE STRAPONTIN

Si cela fait longtemps que vous n’avez pas vu un bon polar, il vous faut aller voir cette pièce hors du commun. D’abord pour le texte que l’on doit à Edgar Allan Poe, excusez du peu. Mais surtout pour le jeu des comédiens, qui nous offre une palette de personnages aussi truculents les uns que les autres. Sachez qu’ils sont six pour une trentaine de rôles, vous ne bouderez pas votre plaisir. De plus la mise en scène, avec un décor minimaliste, vous prend par la curiosité et ne vous lâche pas. Le temps s’arrête et quand arrive le dénouement, on se dit « déjà ». Cerise sur le gâteau, cette pièce a reçu Le « Petit Molière », une récompense plus que méritée…
BEL 7 INFOS

Saluons la vaillante troupe du théâtre Darius Milhaud dans cette adaptation talentueuse d'une légendaire « histoire extraordinaire ». Le P'tit Molière qui lui a été décerné en 2013 est largement mérité.
La mise en scène est astucieuse.
Incarnant les personnages les plus divers, souvent cocasses, qui défilent, seuls ou en couple, lors d’interrogatoires, devant une police invisible...que se met à figurer le public ( ! ) , ou qui se regroupent lors de va et vient quotidiens sur la place publique, les acteurs font preuve dans chacun de ces rôles de leur inlassable entrain, de leur joie de jouer, et de leur fantaisie inventive.
Le décor est constitué de grands panneaux où s'affichent les pages de la Gazette que tous déploient et lisent au fil du spectacle et qui symbolise la source des rumeurs, du scandale aussi devant l'impénétrabilité du mystère. On songe bien évidemment en contrepoint à ce que nos media modernes, que ce journal préfigure, ferait d'un tel fait divers...de l'or en barres pour l'audimètre...
Peu à peu dans le feu croisé de témoignages - incertains comme ils le sont tous- une vérité possible se dégage, analysée finement par le détective Dupin, lors d'entretiens récurrents avec un confrère qui rythment la progression et dont le jalon essentiel est la découverte de cette touffe de poils prise d'abord pour des cheveux qui va mener à l'inimaginable coupable.
Le resserrement de la galerie des personnages sur quelques acteurs accentue le dynamisme - avec ses ralentissements, ses méandres, ses précipitations- que le style de Poe insuffle à l'intrigue. Le spectateur comme le lecteur, sans pouvoir souffler, sont promenés, égarés, avant d'être conduits à une solution qu'ils ne pouvaient concevoir. N'est pas qui veut maître du mystère....
Ce spectacle dans un petit lieu chaleureux dans son accueil comme dans sa configuration, nous donne envie d'en voir d'autres, animés par la même équipe, compétente et conviviale.
L’EMANCIPATION

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